Tricotons nos chaussettes !
Pourquoi j’aime tant tricoter des chaussettes fait main ?
Et comment se fait-il que ça m’a pris dès la 1ère paire ? 😊
La semaine dernière je vous parlais écharpe… Cette semaine je vous emmène vers un autre accessoire vestimentaire.
Faisons ensemble le tour des raisons qui m’ont poussée à devenir une « chaussettes-addict ».
Tricoter des chaussettes, c’est ludique
Ne vous moquez pas de moi, mais imaginer ma future paire me fait retomber en enfance. Ça me fait l’effet d’un jeu de cubes. Comme quand j’avais 5 ans, je m’apprête à construire ce qui me plait avec des pièces détachées faites pour s’assembler.

On peut les tricoter dans les deux sens :
- des côtes vers la pointe, ce sera alors un tricot dit top-down
- de la pointe vers les côtes, et ce sera un tricot dit toe-up
Mais quoi qu’il en soit, notre chaussette se décomposera toujours en 5 parties distinctes :
- bord côtes
- tige
- talon
- pied
- pointe
L’un des critères de choix pour un prochain projet chaussettes est souvent ce qui va m’amuser, m’intriguer, bref ce que j’ai envie de tricoter.
C’est l’occasion de découvrir une technique, un fil, de jouer avec les couleurs et les matières… sans prendre le risque de m’embarquer dans un projet pharaonique.
Parfois, ce qui m’appelle, c’est ce que j’ai envie de modifier, laissant le plaisir créatif prendre les rênes.
Sans oublier le plaisir de découvrir le résultat au fur et à mesure que le projet avance. D’ailleurs un projet qui ne comble pas ce plaisir là finit souvent mal 😅 …)
Mais il y a plus !
Tricoter des chaussettes, c’est utile
à la maison
Une paire de chaussettes fait main est à la fois chaude et douce à porter. Le fil en lui-même est déjà différent de celui des chaussettes du commerce. Même si sa composition inclue un petit pourcentage de nylon, il n’y a pas photo !
Le fabriquant fait en principe de son mieux pour que son fil nous plaise. Et souvent les fibres qui composent ce fil ont des qualités appréciables :
- chaleur
- douceur
- respirabilité
- adaptabilité aux conditions thermiques
Une même paire donnera une impression de chaleur quand il fait froid et de fraîcheur quand il fait chaud. Je n’irais pas jusqu’à la canicule, hein ! parce que là, les chaussettes restent au placard. 😁
C’est d’autant plus vrai quand on a appris à les tricoter en fonction de la morphologie de son pied. Avec le temps et la pratique, j’ai pu leur donner la longueur de tige, l’élasticité et la longueur des côtes, la forme du talon, la longueur et la texture du pied et la forme de pointe qui me plaisent et qui s’adaptent au mieux à mon petit peton.

Et même parfois, un fil tout doux, tout moelleux, avec un peu d’alpaga ou un peu de mohair en plus de la laine me fait des chaussons de rêve !
Seul bémol, faire attention à ne pas glisser, surtout s’il n’y a pas de nylon dedans.
dans mes chaussures
Le mouton, la chèvre, le lama, le lapin, etc disposent naturellement d’un poil qui les protège du froid comme du chaud.
Du coup, comme je vous l’ai dit un peu plus haut, les chaussettes tricotées main ont une fascinante faculté d’adaptation au temps qu’il fait. Elles sont chaudes quand il fait frisquet et laissent nos petits petons respirer quand il fait chaud.
L’épaisseur de la chaussette fait maison peut surprendre par rapport aux chaussettes industrielles.
Je ne suis pas experte en la matière mais je pense que ça vient en partie des fibres. Elles sont plus aérées, surtout si le fil est brut, non Super Wash. C’est donc l’expression d’une qualité, un gage de confort.
Cette épaisseur est encore accentuée au niveau du talon. Il est souvent renforcé. Et à cet endroit précis le gonflant du tricot peut diminuer en les portant. Et oui, le talon peut aussi feutrer légèrement avec le frottement. Il n’en est pas moins résistant pour autant, tout au contraire.
En toute franchise, j’ai eu peur d’abimer mes chaussettes tricotées avec amour et soin vitesse grand V en les portant.
Mais j’ai vite réalisé qu’elles résistent aussi bien aux frottements de la chaussure qu’elles protègent efficacement nos pieds.
Tricoter nomade
Mes sacs à projet dédiés aux chaussettes font à peine la taille d’une pochette. Ils peuvent me suivre dans les salles d’attente, la voiture, même au cours de mes promenades. Ce petit sac prend si peu de place ! Le projet nomade par excellence !
Voyons ensemble ce que doit contenir mon sac à projet de chaussettes :
- des aiguilles de petit diamètre
- entre 50 et 100g de fil à chaussette
- quelques marqueurs de maille
- un marqueur de début de rang
- une aiguille à laine
- un coupe fil éventuellement

Mon make-9 de chaussettes
vous connaissez sûrement le principe du « make-9« .
Juste au cas où, c’est un défi qu’on se lance de réaliser 9 ouvrages dans l’année. Pas forcément des chaussettes, ça peut être n’importe quel type d’ouvrage. Dans ce cas précis, évidemment il n’y a que des chaussettes.

Mon panier de fils à chaussettes est toujours approvisionné pour 2 ou 3 paires minimum ; et je trouve régulièrement un modèle pour enrichir ma bibliothèque de patrons.
Le mot de la fin
Depuis plusieurs années maintenant je ne porte que des chaussettes tricotées par mes soins. Je n’envisage même pas de m’en passer.
Elles m’apportent autant de plaisir à les réaliser qu’à les porter.
je n’en ai jamais suffisamment à mon goût, surtout que je les porte tous les jours grosso modo de septembre à mai. Il m’en faut peu en quantité mais je prends soin de renouveler toute paire qui touche à sa fin pour m’assurer de ne pas en manquer…
Et vous ? Est-ce que vous êtes aussi une chaussettes-addict ? Ou peut-être que vous avez envie de vous lancer ? Dites-le moi !
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite chaleureusement une belle et douce semaine créative.
Et je vous dis à très bientôt sous la lucarne 🌿
🥰
